Blog - viventura

 

Pérou : le tourisme au coeur des problématiques de développement et de réchauffement climatique.

Jeudi, 18 septembre 2008 par Diego 1 Commentaire »

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Les effets du changement climatique et la lutte contre la pauvreté seront les thèmes centraux des deux sommets sur l’artisanat et le tourisme. Ces événements se tiendront du 24 au 27 septembre à Lima et réuniront 40 experts de 20 pays.

Sous l’égide du ministère du Commerce Extérieur et du Tourisme ainsi que de plusieurs partenaires, de nombreux colloques réuniront les professionnels du secteur pour déterminer le rôle du tourisme dans les problématiques de développement et de changements climatiques. Dans ce cadre, plusieurs problématiques seront soumises aux professionnels du secteur, afin de débattre des moyens de réduire la pauvreté (à travers la création d’emplois) et de faire face aux changements climatiques.

Les conférences sur le tourisme et l’artisanat aborderont également les dispositions à prendre pour accroître les recettes du secteur et améliorer l’intégration des artisans (moyens, ressources…). Il sera également question d’intégrer les artisans des petits villages, où l’artisanat encourt un risque de disparition à terme. En ces termes, les conférences se devront de rechercher des solutions pour améliorer le travail des petits artisans et leurs offrir des perspectives d’exportation.

L´objectif pour le Pérou est de se positionner comme un pays leader en matière d’artisanat (en termes de qualité, beauté, exclusivité), soulignant l’importance de ce secteur qui emploie près de 2 millions de personnes au Pérou. La richesse et la diversité de ce secteur constituent en effet les principales forces du pays, qui compte pas moins de 20 lignes d’artisanat, incluant la céramique, la joaillerie, le textile, le bois, le tissage d’alpaca (…). Lors de la conférence, seront exposées les diverses politiques et stratégies des pays participants sur le thème du tourisme et l’artisanat, comme les nouvelles méthodes de commercialisation, promotion, ressources touristiques entrepreunariales et innovation.

Un débat clôturera la programmation des sommets et formalisera les discussions et recherches effectuées jusqu’à présent ; à court et long terme, comme par exemple établir une liste de 10 solutions applicables dans l’immédiat

Alban K

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Apaisement en Bolivie

Jeudi, 18 septembre 2008 par Diego

Le différend politique en Bolivie, où l’opposition et le gouvernement sont en conflit depuis plus d’un an, porte sur la répartition des recettes des exportations de gaz naturel, l’autonomie et la taille de la propriété foncière privée.

Depuis quelques jours, des manifestations d’opposition au régime dans plusieurs  provinces orientales de Bolivie ont conduit à des actes de pillages et ont provoqué des conflits armés avec des institutions de l’Etat. Près de 15 personnes, en majorité des petits agriculteurs, ont trouvé la mort lors de ces affrontements. Le gouvernement de la région de Pando, par la voix de son gouverneur, a fermement condamné ces violences, et s’est rendu sur les lieux des affrontements.

Lors du sommet de l’UNASUR, réunissant les chefs d’Etat sud-américains à Santiago de Chile, Evo Morales a reçu l’appui et le soutien de ses homologues sud-américains, qui demandent tout de même une solution négociée entre les partis des problèmes internes de la Bolivie. Par ailleurs ceux-ci demandent la restitution des établissements institutionnels occupés par l’opposition. Depuis hier, le gouvernement et l’opposition, dans un processus de négociation, se sont mis sur la voie de la diversité des opinions politiques.

Actuellement, malgré quelques tensions qui n’ont pas disparues, la situation en Bolivie s’est apaisée. Les conflits n’ont eu lieu que dans la zone orientale du pays et ne sont pas d’actualité sur les hauts plateaux, dont les régions de La Paz, Oruro, Potosi et Uyuni font partie.

Les circuits de viventura en Bolivie ne sont pas affectés par ces conflits, en effet les groupes ne visitent que les régions des hauts plateaux.

Alban K

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CD du mois : Fonseca, le phénomène colombien

Mercredi, 27 août 2008 par Diego

Le bus me ramenait tranquillement chez moi et j’en profitais pour faire une petite “siesta” lorsqu’un étrange passager muni d’une guitare se mit à chanter en plein milieu du bus ! A la fin du spectacle, il se dirigea vers les autres passagers afin de recevoir un pourboire et c’est là que je lui fit remarquer qu’il avait une très belle voix. D’un grand sourire il me remercia du fond du cœur, cela se voyait dans ses yeux. Il avait une belle expression de gratitude pour la reconnaissance de son talent.

Ce que la gratitude et la musique ont aussi en commun, vous pouvez le trouver dans le dernier album de Fonseca, jeune artiste colombien de 29 ans : “Gratitud !”. A son tour, il remercie le chant, la musique et les gens de son pays, sa famille et la vie en général… Et comme il se doit pour un colombien, il remercie aussi naturellement l’amour avec un grand A !

Sa chanson la plus connue, ” Paraiso”, est la musique du film “Paraiso Travel” (Voyage au paradis), un film qui parle des effets pervers du plus grand rêve de beaucoup de colombiens : l’émigration aux États-Unis.
Juan Fernando Fonseca suit les traces d’autres grands artistes colombiens comme Juanes et Shakira, et sa musique s’inspire dans cet album encore plus du “vallenato”, musique typique colombienne à l’accordéon. Il crée un son unique grâce au mélange de musique traditionnelle, de pop, de tambours et de rythmes plus calmes.
Vous pouvez acquérir cet album directement sur amazon.fr.

Diego Maguiña et Nicole Bee

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Pérou : Du football à 3800 mètres ?

Mercredi, 27 août 2008 par Diego

Cette question me passa par la tête, lorsque début avril, à 3810 m d’altitude, dans la ville de Puno au Pérou, mon chef de bureau Juan Carlos me demanda si je voulais participer au tournoi de football des agences de voyage. En tant que sportif passionné de football, je lui répondis immédiatement oui et partis acheter sur le champ chaussures de sport et protège-tibias.

Le samedi matin suivant, j’avais rendez-vous avec Juan Carlos et sept guides touristiques, collaborateurs de notre agence de voyage, opérateur de viventura à Puno. Nous voici sur le terrain de sport de Huascar, sur les hauteurs de la ville. Ici, le tournoi de football des agences de voyage de Puno a lieu chaque samedi depuis 15 ans, de début avril jusqu’à fin juin. L’équipe qui remporte le championnat organise le tournoi de la saison suivante. Au Pérou, les plus petits enfants se passionnent déjà pour les matchs de football, ce qui n’est pas surprenant car dans Puno, il existe environ 50 terrains de football ! Par contre, ces derniers sont différents de ceux utilisés par les équipes professionnelles. Ici, les joueurs sont tous des amateurs. Il y a ainsi des équipes constituées d’enseignants, de chauffeurs de taxi ou de conducteurs de tricycle, d’employés de l’usine d’électricité, et bien sûr d’agences de voyages.

Quand j’observe le terrain de jeu, quelque chose m’interpelle tout de suite : il est petit et en béton. Je partais du principe que les péruviens jouaient au football sur du gazon, comme nous européens, mais ce n’est pas le cas. Je mets joyeusement mes nouvelles chaussures de sport et le maillot de l’équipe. Au début, j’observe depuis le banc de touche en tant que remplaçant pour le premier match de l’équipe. A la deuxième mi-temps de jeu, je suis appelé à jouer. Peu de temps après avoir touché mon premier ballon, je remarque que mon pouls s’accélère rapidement. De suite, je me pose comme défi de tenir au moins 5 minutes sur le terrain. Au premier abord, il y a une grande différence entre le football à la péruvienne et le nôtre : le ballon est beaucoup plus lourd ! En tant qu’ancien joueur de football, je voulais absolument marquer un but pour l’équipe de mon bureau, j’ai frappé vers le but adverse, mais ma frappe ressembla plus à une passe inoffensive…

Après le match, Juan Carlos me confie que ce tournoi de football n’est pas très conventionnel, il s’agit du fameux “futsal”. Le futsal vit le jour en Uruguay en 1930, quand le pays sud-américain organisait la première coupe du monde de football de la FIFA. A cette occasion, tout le peuple uruguayen jouait au football n’importe où dans les villes. Un professeur de sport argentin, Juan Carlos Cerini, se surprit de voir que les enfants jouaient au basket-ball en raison du manque de terrains de football. Du coup, il eut l’idée d’une nouvelle forme de jeu, et pour cela il fut nécessaire de mettre au point de nouvelles règles spécifiques aux changements apportés au concept original. Le nouveau sport se répandit vite dans tout le continent et en 1965, l’association de futsal sud-américaine fut fondée. Les membres étaient l’Uruguay, le Paraguay, le Pérou, l’Argentine et le Brésil, pays dans lequel le futsal s’était développé avec beaucoup de passion. Ce nouveau sport traversa alors l’Atlantique. Après la reconnaissance du futsal (http://fr.wikipedia.org/wiki/Football_en_salle) par la FIFA en 1989 aux Pays-Bas, la première coupe du monde de futsal de la FIFA eut lieu, remportée par le Brésil.

Deux mois plus tard, je me retrouve avec mon équipe de nouveau sur le terrain et cette fois, je débute le match comme joueur de champ, non pas grâce à mes qualités sportives en développement, mais plutôt parce que plusieurs joueurs de notre équipe ont eu des empêchements professionnels. En compagnie de Juan Carlos, nous sommes la “tempête offensive” de l’équipe pendant que Jaime et Julio se trouvent en défense. Notre adversaire est l’agence de voyage de Kollasuyo qui nous fait sentir dès le début qu’elle veut gagner. Il y a beaucoup d’échanges de balle et les deux équipes ont plusieurs chances faces aux buts. Les supporters sont là aussi et nous soutiennent. Peu de temps avant la mi-temps, je rassemble toutes mes forces et je sprinte après une passe merveilleuse de Juan Carlos devant les buts. Mais, malheureusement, mon tir n’est pas assez fort en raison de la lourde balle et il est écarté par le gardien adverse. À la pause, nous sommes à égalité, le score est de 2 partout. Fatigué, je m’allonge sur le sol et je respire l’air froid.
Le futsal est un sport pour des joueurs très techniques et adroits pour le drible. Il se joue avec cinq joueurs, les buts sont grands comme ceux du handball avec un ballon plus petit, plus lourd et qui rebondit moins. Le match se joue en deux mi-temps de 20 minutes chacune, les remplacements peuvent avoir lieu en nombre illimité et presque à n’importe quel moment et la remise en jeu avec les mains est remplacée par une passe du pied. Contrairement au football normal, chaque contact physique est pénalisé d’un coup franc direct.
Dans la seconde moitié du temps réglementaire, nous pratiquons un très bon jeu d’équipe. Mais nos adversaires ne se déstabilisent pas et jouent très concentrés. J’ai le sentiment qu’ils sont obligés, s’ils veulent remporter ce match. Peu de temps avant le coup de sifflet final, lors d’un contre, je passe la balle à Juan Carlos loin devant pour qu’il inscrive l’égalisation. Le match se finira a égalité, 4 partout. Nous terminons la partie totalement épuisés, en sueur et fiers d’avoir atteint ce résultat final.

Deux mois après mon premier match ma condition physique s’est nettement améliorée, ma fréquence cardiaque est plus intense. Au cours de ces trois mois que j’ai passés dans les Andes, mon corps s’est très bien acclimaté à l’altitude, c’est pourquoi il m’est possible aujourd’hui de jouer durant les 40 minutes entières des matchs.

Une acclimatation est forcément nécessaire entre 2500 et 5500 mètres d’altitude. L’altitude produit effectivement à court terme deux choses : une augmentation de la fréquence respiratoire et l’augmentation de la formation de globules rouges dans le sang. Lorsque l’altitude augmente, la pression de l’air se réduit. L’approvisionnement d’oxygène dans le sang baisse puisqu’il dépend de la pression atmosphérique pour passer dans les poumons. Ainsi, au dessus de 5000 mètres, l’oxygène est transporté dans les alvéoles pulmonaires avec seulement la moitié de la pression normale. Le corps essaye donc de compenser ce manque par l’accélération de la fréquence respiratoire et par l’accroissement du rythme cardiaque. Les sportifs de haut niveau font souvent des entraînements en altitude pour augmenter le nombre de globules rouges dans leur sang et afin de pouvoir prendre plus d’oxygène une fois redescendus en altitude “normale”.
Récemment, les matchs de football internationaux à plus de 2750 mètres d’altitude ont été interdits par la FIFA. Il existe une exception lorsque l’acclimatation des équipes se fait deux semaines avant les rencontres, chose qui est impossible dans le football professionnel actuel. Certaines fédérations de football et le président de la Bolivie, Evo Morales, oeuvrent contre la décision de la FIFA qui va à l’encontre des gens qui habitent en altitude. Le débat sur une interdiction est déjà en cours depuis 1993, l’équipe de Bolivie avait battu la sélection brésilienne à La Paz 2 buts à 0. Des années plus tard, les joueurs brésiliens se plaignaient après un tournoi dans une ville située à 3000 mètres d’altitude de douleurs de tête et de nausées. Pourtant, il y’ aura toujours des matchs internationaux en altitude, par exemple à La Paz, étant donné que tous les pays d’Amérique du Sud – sauf le Brésil – ont décidé de jouer les qualifications pour la Coupe du Monde dans la capitale bolivienne andine.

Le football est le sport le plus populaire au Pérou. Il remplit les gens de passion et d’enthousiasme. Ce fut pour moi une expérience inoubliable de jouer dans une équipe péruvienne un tournoi de football atypique. Malheureusement, notre agence de voyage n’a atteint cette année que la huitième place, mais nous avons hâte de voir ce que donnera la saison prochaine …

Rosalino Gasperina et Diego Maguiña

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Pérou : Une tombe pré-Inca intacte au coeur de Lima

Mardi, 26 août 2008 par Diego

Il est étonnant de parler de nos jours de tombes âgées de plus de 1300 ans n’ayant pas subis le triste sort des razzias de pilleurs de tombes. Et bien, cela s’est produit dans la “huaca Pucllana”, temple religieux en terre cuite se trouvant dans le flambant quartier touristique de Miraflores, au cœur de Lima, la capitale du Pérou.

L’édifice date de la période Wari, un peuple bien plus ancien que les Incas qui a peuplé le territoire péruvien du VI ème jusqu’au XIII ème siècle. Pour Isabel Flores, archéologue en charge de l’étude et la mise en valeur de la “huaca Pucllana”, c’est une trouvaille sans précédent, une tombe intacte de la période impériale des Wari.

La tombe gardait dans son intérieur 3 corps momifiés, deux adultes et un enfant sacrifié. Avec eux il y avait de l’outillage textile et des céramiques. Deux momies étaient munies de masques funéraires dont l’une d’elles se trouvait en parfait état de conservation.

Bien que le projet archéologique de la “Huaca Pucllana” soit un évènement exemplaire, il existe actuellement des problèmes d’ordre financier qui nuisent à l’étude de ce genre de trouvailles. En effet, les budgets attitrés à ce type d’activité d’exploration ne sont parfois pas assez conséquents par rapport aux besoins. Dans ce cas précis, de nombreuses études ne seront pour l’instant pas programmées, faute de financement.

Diego Maguiña

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viSolidaire Pérou : bricolage à la crèche

Mercredi, 20 août 2008 par Diego

Enfants de la crècheChez viventura nous aimons beaucoup les travaux manuels, le bricolage et les visites aux associations d’aide au développement. C’est pourquoi ce mercredi 8 membres de l’équipe viventura d’Arequipa, 8 “spécialistes” de la déco et du bricolage, sont partis vers la crèche Santa Maria à Paucarpata, dans les hauteurs de la ville pour jouer de leurs talents ;-) et ainsi participer aux travaux de restauration nécessaires de la maternelle.

9h30 les transports arrivent, il faut d’abord tout charger dans les coffres. En effet, Il est question cette fois-ci d’installer de nouveaux rideaux aux fenêtres, des mobiles au plafond, de refaire la clôture du jardin, de repeindre le panneau de la crèche. Dans un deuxième temps, il fallait emmener des donations en nature telles que des peluches ou des jouets, des nouvelles serviettes pour la toilette des enfants ainsi que quelques provisions. Bref, ce fut le début d’une longue demi-journée.

Au premier abord cela allait se passer dans le calme. Mais mine de rien, il y eu des blessés lors du premier plantage de clou. Il fallut gérer guérir notre pauvre collègue et trouver un remplaçant. Ainsi, l’installation des rideaux fut plus compliquée que prévue. Par la suite, il fallut aider à l’organisation de l’apprentissage de la toilette aux enfants avec les nouvelles serviettes. Une fois les mains propres, l’encas pouvait être servi : Bananes, mandarines et du lait chocolaté pour tous. Les enfants montrèrent leur gratitude en chansons et surtout un “joyeux anniversaire” pour un membre de notre groupe de bricoleurs. Ce fut un petit moment d’émotion, un par un chaque enfant s’approcha pour lui souhaiter bon anniversaire.

Une fois les festivités terminées, il fallut finir le travail. La clôture du jardin méritait une remise à neuf, les chiens sauvages n’avaient pas compris qu’il fallait qu’ils restent à l’écart de la crèche. Le seul bémol fut la remise à neuf du panneau, faute de matériel il dut rester dans le même état. Cela nous donnera l’occasion de revenir un autre jour, il ne faut pas laisser les choses faîtes à moitié et puis et il y en a encore beaucoup à faire à la crèche de Santa Maria !

Diego Maguiña

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Evo Morales ratifié en Bolivie !

Mardi, 19 août 2008 par Diego 1 Commentaire »

Le président bolivien Evo Morales est confirmé à son poste avec 60% de “oui” au référendum révocatoire de dimanche contre 40% de “non”, a annoncé dimanche soir la chaîne de télévision PAT, citant une première enquête réalisée à la sortie des urnes avec une marge d’erreur de 5%.Une seconde enquête réalisée à la sortie des urnes par la chaîne ATB donne au président Morales 56,7% de “oui” à ce gouvernement qui fut élu avec 53,7% des voies en 2005.

Les Boliviens, ont voté dimanche dans le calme lors d’un référendum à “haut risque” pour renouveler leur confiance au président socialiste Evo Morales et à huit gouverneurs de régions en majorité opposants.

A Santa Cruz (est), le gouverneur libéral Ruben Costas, un opposant farouche du président Morales, s’était déclaré confiant et “heureux”, ajoutant que les résultats permettraient “d’accélérer le processus d’autonomie” de la région. Quelques incidents ont éclaté quand des jeunes de l’Union de la jeunesse de Santa Cruz (extrême droite) ont lancé des pétards sur des immigrants pro-Morales provoquant une intervention de la police qui a fait usage de gaz lacrymogène.

Pour sortir la Bolivie de l’impasse politique et de la division, Evo Morales, premier président indigène de ce pays andin pauvre peuplé de 10 millions d’habitants, a organisé 32 mois après son arrivée au pouvoir un référendum révocatoire remettant en jeu son mandat.Le scrutin concerne également les mandats du vice-président et de huit gouverneurs de régions, dont six sont hostiles au gouvernement de gauche.

Diego Maguiña

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Les plus anciens habitants du Pérou ?

Mardi, 22 juillet 2008 par Diego

Des archéologues allemands et péruviens ont fait une découverte sensationnelle à 370km au nord de Lima. Ils ont trouvé à Sechin Bajo, dans la vallée de Casma, un complexe de temples immense âgé de plus de 5500 ans. C’est probablement les plus anciennes structures du continent sud-américain construites par l’homme.

Cet évènement confirme aussi que le peuplement des territoires péruviens se développa, avant tout, le long du pacifique et pas en Amazonie comme cela était stipulé dans les livres d’histoire. L’archéologue allemand Peter Fuchs de l’université de Berlin a déclaré que les fouilles de la zone couvrent environ 30 hectares. De même il assure que la construction des temples du site s’étala sur plusieurs années, ainsi le plus jeune temple a 3600 ans d’ancienneté.

Jusqu’à présent, ils ont mis à jours plusieurs cours intérieures gravés de reliefs. Sur les reliefs de la plus grande cour intérieure se distinguent des images d’anciens rituels. Pourtant, l’interprétation de ces images reste une tâche très difficile. Selon Fuchs, ces installations furent subitement abandonnées, cet étrange phénomène eu lieu il y a 2500 ans sans raisons apparentes. Des accès furent clôturés, des escaliers détruits, et les murs intérieurs furent couverts de « graffitis » qui représentaient des animaux mystérieux : un mélange de carnassiers, araignées et caïmans.

Il serait prématuré d’avancer des hypothèses quant à la fonction exacte des temples. Cependant les premiers résultats portent à croire que ces installations avaient des fonctions d’intérêt publique. Il est possible d’imaginer que dans les environs du site pouvait habiter jusqu’à 10000 personnes.

Diego Maguiña

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Le renouvellement de la pomme de terre au Pérou

Mardi, 22 juillet 2008 par Diego 5 Commentaires »


Depuis plus de 8000 ans, plusieurs variétés de pomme de terre sont connues par les peuples péruviens. Avec le temps, les variétés dites “natives” ont laissé place aux variétés plus standard. De nos jours, l’Institut International de la Pomme de Terre viens de relancer l’exploitation de ces variétés de pomme de terre oubliés sous forme de chips et de purée.

Jadis, ce tubercule fut connu comme la nourriture des pauvres. Aujourd’hui, elle fait désormais partie de la nouvelle cuisine andine ou “Cuisine Novoandine”, d’excellente réputation dans le monde entier. Les éditeurs des livres de recettes de cuisine vont bientôt inclure des plats issues de ce courant ; les chaînes de télévision diffusent de plus en plus de reportages sur la richesse nutritionnelle de ces tubercules.

La pomme de terre grise et poussiéreuse n’est plus en vogue. Les pommes de terres multicolores natives sont non seulement plus agréables à la vue, mais aussi au goût. Les paysans producteurs de ce produit ne doivent plus faire face à un marché qui tire les prix vers le bas. Ces nouveaux produits, qui bénéficient d’une tendance à la hausse, restent tout de même moins chers que le maïs et le riz.

En outre, la pomme de terre native ne contient pas autant de pesticides ni d’engrais chimiques. Elle est issue de la production de petits agriculteurs exploitants des Andes se rapprochant plus des produits bios et du commerce équitable.

La “papa nativa” fait clairement partie du Pérou !

Diego Maguiña

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Campagne de Santé pour les enfants du Pérou.

Mardi, 22 juillet 2008 par Diego

Le mois de juillet au Pérou est symbole de patriotisme. En effet le 28 et 29 juillet se célèbre l’indépendance, obtenu en 1821. Le Pérou tout entier se couvre tout le long du mois de drapeaux ; des défilés, des concerts de musique typique sont organisés… bref beaucoup de patriotisme.
Pour viventura c’est aussi l’occasion de réaliser une campagne de santé pour les élèves de l’école de Villa Cerrillos, située dans un quartier pauvre en périphérie de la ville de Aréquipa, à 2300m d’altitude.

Il s’agissait de pouvoir établir un diagnostic général de santé de tous les élèves allant de la maternelle à la cinquième. Bien que la bonne volonté soit à l’origine de cette campagne, les élèves (et surtout les parents d’élèves) se

sont montrés confus face à notre présence. Un mal entendu fut l’instigateur de cette incertitude : les enfants avaient peur des aiguilles et des vaccins. Ils se sont montrés beaucoup plus calmes lorsqu’ils ont finalement compris qu’il ne s’agissait que d’analyse de sang et d’un “check up” général de santé. Le thermomètre sous le bras faisait partie de la (courte) liste des “outils monstrueux des médecins charcutiers” ;) .

Beaucoup de rires, lecture de bandes dessinées, sessions de photos souvenirs et histoires drôles ont aussi défini cette journée d’école pas comme les autres. Quelques 200 examens d’enfants plus tard, les médecins et notre petite équipe sont parties fatigués après tant d’émotions mais heureux d’avoir pu contribuer à la bonne santé de ces écoliers.

Diego Maguiña

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Un ténor péruvien acclamé à Paris

Dimanche, 6 juillet 2008 par Diego

Juan Diego Florez, qui connaît une ascension spectaculaire dans le monde des opéras, s’est présenté au théâtre des Champs Elysées.

Il a chanté à guichet fermé en compagnie du mexicain Rolando Villazón au plaisir d’un public merveilleusement surpris par leurs styles si peu orthodoxes.

Ils ont tous les deux présenté des morceaux en duo de plusieurs classiques tels que Roméo et Juliette, Othello, Le cid, ou encore des standard de la musique latino-américaine. Ils furent accompagnés par l’orchestre de Prague pour cette occasion.

Diego Maguiña

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Pérou : Les vendeurs ambulants d’appels téléphoniques

Vendredi, 4 juillet 2008 par Diego 1 Commentaire »

Lizbel me regarde et s’interroge. Pourquoi voudrais-je passer une journée entière avec elle ? Elle ne peut tout simplement pas trouver d’explication. N´ai-je rien de mieux à faire ?

Le lendemain, je me promène encore une fois, d’un air las, en direction de la “Plaza de Armas”, la place principale de Arequipa, afin de la retrouver comme prévu. De loin, je les entends, les vendeurs ambulants d’appels téléphoniques : “Llamadas, llamadas, llamadas !” (appels).

J’entre sur la place assaillie de pigeons. Il y a aussi des cireurs, des policiers, des vendeurs de rues et d’immanquables touristes. Je me demande où se trouve cette jeune femme avec son ruban de portable brun. En demandant un peu à droite et à gauche je finis par retrouver la trace de Lizbel. Je lui fais signe et me joins à elle.

Lizbel, “vendeuse téléphonique”, a 24 ans, seulement 1 ans de plus que moi. Elle loue ses trois portables pour des conversations téléphoniques aux passants depuis plus de huit mois. Elle me dit qu’elle a une amie avec qui elle s’est associée. A chaque entrée de la place se trouvent au moins deux vendeurs d’appels. Elle me les signale et m’explique que chacun a ici son “territoire”, son emplacement bien défini.

Tout d’un coup, bruyamment, elle crie encore : “Llamadaaaas!” et le premier client arrive enfin. Une minute coûte 50 centavos (0,12 euros), le jeune homme téléphone pendant trois minutes et donne ensuite 10 soles à Lizbel. Elle regarde avec scepticisme le billet et lui en demande un autre. “Vous devez bien vérifier les billets ! Il y a certaines personnes qui, simulant un manque de petite monnaie, vous filent un faux billet” m’indique Lizbel. Ayant moi-même déjà reçu de la fausse monnaie une fois, je désire savoir comment faire la différence. Elle tend vers moi un billet pour que je reconnaisse distinctement un filigrane. Prudemment elle plie le billet à l’endroit où un chiffre est à reconnaître. Si la couleur change, c’est un vrai.

Nous passons au peigne fin la place de haut en bas, Lizbel me raconte un peu sa vie. Elle habite dans une banlieue d’Arequipa. Il faut compter une heure en autobus pour aller chez elle. Puisque sa mère est seule au foyer, elle a dû travailler depuis qu’elle est toute jeune afin de soutenir financièrement sa famille. Quant à l’école, elle n’y est donc seulement allée que jusqu’à l’âge de 11 ans. Naïvement, je lui demande si elle a des rêves ou une idée pour son avenir. Tranquille, elle répond seulement : “Quand j’étais enfant, j’avais des rêves. Maintenant je m’efforce de gagner un maximum d’argent afin d’acheter au minimum les denrées alimentaires de première nécessité.”

Combien gagne t-elle par mois ? Elle ne veut pas ou ne peut pas me dire. C’est cependant uniquement suffisant pour acheter quelque chose à manger, m’explique-t-elle. Durant les 2 heures où je l’ai accompagnée, elle a gagné 17,50 Soles (4,17 euros). A 50 Centavos la minute, ce n’est pas une affaire. Avec Claro, un opérateur de téléphonie mobile, elle a un contrat d’abonnement d’un an et doit naturellement payer des factures mensuelles.

Le soleil est là, comme d’habitude et aujourd’hui il fait très chaud. Lizbel prend son gilet jaune comme seule protection contre le soleil. Ce qui est pesant dans ce travail, c’est d’être debout sous le soleil, m’informe-t-elle. Et oui, il y 320 jours de soleil par an ici à Arequipa. La seule protection possible est de se placer sous les arcades de la place.

Lizbel travaille environ 12 à 13 heures par jour, cela dépend des ventes. Aujourd’hui les affaires vont mal et la place se vide tout à coup. Nous pouvons donc parler un peu avec Fede, le cireur d’à côté. Un peu fâché, il demande à Lizbel pourquoi elle ne lui a pas dit “Adiós” hier. Il s’est inquiété. Fede sort deux petites bouteilles d’eau de sa poche et les fait ensuite disparaître dans les buissons. Le vieux dit : “Ils sont pour nous deux. Nous avons encore une longue journée devant nous !” Comme une petite famille, ils doivent s’aider et veiller les uns sur les autres sur la Plaza de Armas. Le vieillard a raison, le soleil brille sans condition depuis déjà presque 2 heures. Debout, mes jambes me déjà un peu mal.

A la fin de la matinée, je suis pensive. L’histoire de Lizbel m’a touchée et impressionnée. Sa vie d’adulte a commencé apparemment beaucoup plus tôt que la mienne. Nous sommes deux jeunes personnes qui vivont deux vies différentes, dans des mondes différents. Connaître son univers fut une expérience formidable. Bien qu’au début elle ait été un peu sceptique, elle s’est finalement réjouie de l’intérêt que je lui portais. Je prends congé et je la remercie pour la matinée très intéressante que je viens de passer à ses côtés. Puis, je traverse la place au rythme d’un incessant : “Llamadas, llamadas, llamadas!” que j’ai appris aujourd’hui à chérir.

Alexandra Peupelmann, en collaboration avec Diego Maguiña

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Blogs viventura, bonjour et bienvenue à tous !

Vendredi, 4 juillet 2008 par Diego

Depuis quelque temps déjà l’équipe viventura se démenait corps et âme pour le lancement des blogs viventura. Désormais, il existe un portail ouvert sur chaque pays où nous vivons et sur les destinations que nous proposons. Vous y trouverez des informations, des reportages et des scoops sur l’Amérique du Sud, vue bien entendu par l’œil vigilant et décalé de viventura.

Ce blog vous permettra aussi de vous exprimer de façon libre sur les sujets traités et de réagir comme bon vous semble afin de pouvoir instaurer un espace de dialogue entre nous.

Nous vous invitons donc à jeter un coup d’œil à cette nouvelle facette de viventura. Donnez libre cours à votre esprit critique et à votre liberté d’expression, vos idées nous intéressent !

Equateur.viventura.fr
Galapagos.viventura.fr
Perou.viventura.fr
Bolivie.viventura.fr
Chili.viventura.fr

Cordialement, Diego et l’équipe viventura !

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Ragoût de haricots du Chili

Vendredi, 4 juillet 2008 par Diego

A travers les générations, les chiliens ont appris à maîtriser l’art culinaire. Ils ont développé ce qu’on peut appeler la cuisine typiquement chilienne ou “créole”.

Nous allons découvrir aujourd’hui le ragoût traditionnel à base de haricots et de pâtes . Ce plat est préparé particulièrement au cours des mois d’automne et d’hiver, après que l’on ait récolté les haricots en été. C’est un plat populaire, puisqu’il est riche en nutriments et qu’il rentre dans tous les budgets.

Pour ceux qui souhaitent s’initier à la cuisine simple et traditionnelle chilienne avec cette recette, voici la liste des ingrédients :

Ingrédients :

- 500g haricots blancs séchés
- un demi oignon
- quelques oignons blancs
- un demi poivron rouge
- 2 gousses d’ail
- 1 noix de margarine
- 1 cuillère d’huile
- 2 cuillères de piment de Cayenne
- une demie cuillère d’Origan
- Sel
- poivre
- 150g de Pâtes, (macaronis, farfalles, coquillettes…)

Les haricots doivent tremper dans l’eau depuis la veille. L’eau doit couvrir les haricots, les dépassant d’environ 5 cm dans la casserole. Le lendemain, il faut les chauffer dans la même eau. Ajouter ensuite le sel, le poivre et l’origan.

Faire revenir dans la margarine les oignons en dés. Ajouter l’ail préalablement écrasé, le poivron coupé en dés et les piments de Cayenne. C’est maintenant au tour des haricots de se joindre à la fête. Les présentations dureront 15 minutes !.
Rassembler le tout dans une cocotte minute et laisser cuire une heure.

Pour finir, inclure maintenant les 150 grammes de pâtes, 2 tasses d’eau, un peu de sel et laisser cuire 20 minutes environ. Le ragoût de haricots chilien est prêt et peut être dégusté sans modération!

Diego Maguiña

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Les rois de la pâte !

Vendredi, 4 juillet 2008 par Diego 1 Commentaire »

Comme chaque lundi, “Tio Juan” et “Tio Lukas” préparent leurs cours de cuisine. Les ingrédients utilisés dans le cadre de ce cours de cuisine doivent être nutritifs et pas trop chers afin que les enfants puissent refaire les plats appris plus tard, au sein de leurs familles.

La “Casa de los Piños”, où se prépare tous les lundis de chaque semaine ce cours de cuisine un peu spécial, se trouve dans l’un des plus grands et des plus pauvres quartiers de Santiago, capitale du Chili. A Puente Alto, environ 80% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Le chômage atteint dans ce quartier 30%. L’alcoolisme et la toxicomanie sont d’autres facteurs qui provoquent des dysfonctionnements. Cela influe bien entendu sur les familles : agression, frustrations ou résignation s’accumulent dans les familles. Les enfants sont négligés et les parents en viennent parfois à la violence et à de graves abus. Le projet d’aide au Chili  de viventura, la Casa de los Piños, tente précisément de commencer par aider les enfants les plus touchés par ces conditions de vie difficiles.

Il est indispensable d’écouter les désirs des enfants pour trouver aujourd’hui une recette qui puisse attirer toute leur attention et leur coopération. Le cours de cuisine est un cours très populaire auprès des enfants, il y a toujours beaucoup de jeunes qui y participent.

Avec 24 enfants nous nous sommes essayés ce lundi à une pâte à pain. Heureusement, nous avions le soutien énergique de notre “Tia Patty” qui fabrique les meilleurs petits pains du Chili.

Les yeux des enfants étaient dirigés sur Patty pour ne perdre aucune instruction, la pâte fut aussi la grande vedette de cette rencontre. 5 kilos de farine, un peu de beurre, de levure, de sel, d’eau et un ingrédient secret de Patty ont permis de créer de merveilleux petits pains. Bien sûr, il y eut des restes de pâte ; ce fut peut-être prémédité mais cela permit aux jeunes de laisser libre cours à leur créativité pâtissière…

Ainsi, des pains, petits et grands, longs et ronds virent le jour. Il y eut en plus des bretzels, des cœurs, des lunes, des étoiles et quelques tresses de pain. Quelques minutes dans les fourneaux et il était temps de déguster avec du lait les délicieuses créations toutes chaudes de nos apprentis pâtissiers. Après une razzia digne des grandes conquêtes antiques, les petits pains inmangés furent distribués aux enfants pour qu’ils emmènent une partie du butin à la maison.

L’enthousiasme des enfants pour les cours de cuisine put être ressenti même à l’étape la plus délicate : la vaisselle ! Maintenant, une seule question se pose : que ferons nous lundi prochain ?

Lukas, volontaire du projet “La Casa de los Piños”, en collaboration avec Diego Maguiña.

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