Blog - viventura

 

Galapagos : découverte d’une nouvelle espèce d’iguane

Jeudi, 15 janvier 2009 par Emmanuelle

Des chercheurs ont confirmé la découverte sur les îles Galapagos, d’une nouvelle espèce d’iguane terrestre inconnue jusqu’alors. Ils ont pu confirmer après plusieurs années de recherche et au moyen d’analyses génétiques, que l’iguane dite “rose“ découverte par hasard par les gardes du Parc National en 1986 sur le volcan Wolf de l’île d’Isabela, est une nouvelle catégorie de la famille des Conolophus. On pensait au départ que sa couleur rose striée de rayures noires était liée à un défaut de pigmentation. A la différence des autres iguanes terrestres, sa crête ne se termine par des pointes. Elle a par ailleurs d’autres caractéristiques uniques, qui doivent encore être étudiées.

Rappelons qu’il existe deux familles d’iguanes terrestres vivant sur les différentes îles de l’archipel des Galapagos, la famille des Conolophus Subcristatus et celle des Conolophus Pallidus. Les iguanes terrestres appartenant à l’espèce Conolophus subcristatus vivent sur les îles d’Isabela, Santa Cruz, Fernandina, Seymour et Plazas Sur. Quand à l’espèce Conolophus pallidus, endémique et qui ne se trouve que sur l’île de Santa Fe, elle se caractérise par un une coloration jaune intense et une crête épineuse (voir la photo). Cette dernière mesure environ 1 mètre et peut peser jusqu’à 13kg.

Selon un article Publié dans la revue Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences, l’iguane dite “rose“ se serait différenciée des autres iguanes terrestres il y a plus de 5,7 millions d’années.

L’enthousiasme suscité par cette découverte compense un peu la diminution d’espoir que les oeufs produits par la tortue géante George “le solitaire“ aient des chance d’éclosion et de survie (cf notre article du 31 octobre).

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Nouveauté 2009 : Circuit “classe volante” en Equateur

Lundi, 5 janvier 2009 par Emmanuelle

Apprendre l’espagnol tout en voyageant à travers l’Equateur ? Pas de problème ! Nos circuits originaux de classes “volantes” sont conçus pour cela. En trois semaines, accompagné d’un professeur d’espagnol particulier, vous découvrirez trois régions contrastées d’Equateur : tout d’abord les Andes centrales, avec leurs marchés, leurs musées et l’architecture coloniale de la capitale, Quito, puis l’Amazonie près de Tena, où vous pourrez rencontrer des indiens, randonner dans la jungle, descendre une rivière en raft et enfin, la côte pacifique du coté de Puerto Lopez avec ses plages et paysages particuliers et aussi ses animaux sur l’île de la Plata. Les départs sont possibles chaque dimanche de l’année à partir d’un seul participant. Les 64 heures de cours d’espagnol intensifs reçus pendant les trois semaines plus la pratique quotidienne dans différents milieux vous permettront d’acquérir une bonne base en espagnol et vous ouvriront des portes ! A noter qu’à Quito, l’hébergement est prévu dans une famille équatorienne, ce qui vous donnera aussi l’occasion de découvrir et de vivre le quotidien d’une famille locale. Découvrez les détails (itinéraire,  points forts etc..) de cette classe “volante” sur http://www.viventura.fr/equateur/cveq et n’hésitez pas à nous contacter pour en savoir davantage.

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Circuit viConfort Equateur Galapagos Croisière

Lundi, 5 janvier 2009 par Emmanuelle

Ça y est ! Comme vous avez pu vous en apercevoir, notre circuit viConfort Equateur Galapagos Croisière du 24 octobre au 8 novembre 2009 est en ligne !

Logés dans des hébergements souvent extraordinaires et confortables, vous découvrirez entre autre le célèbre marché d’Otavalo, riche des couleurs portées par les indiens otavalos et des ethnies environnantes, ainsi que de celles des étals, débordants de produits tropicaux en tout genre, en provenance de la côte comme de la cordillère. Leur approvisionnement est en effet possible sur les marchés tout au long de l’année, grâce aux courtes distances et au climat d’Equateur. Comme pour nos autres circuits, ce sera également la découverte de la jungle amazonienne, de ses forêts à perte de vue, abondantes en épiphytes, palmes de différentes espèces, orchidées et oiseaux.

Le point culminant de ce circuit de 16 jours est la croisière de 5 jours aux Galapagos avec guide francophone. Le bateau très confortable que nous avons choisi s’appelle le Galaxy. Ses différentes salles, intérieures comme extérieures, sont particulièrement spacieuses et bien aménagées pour un maximum de 16 passagers. Par ailleurs, agencement rare sur les bateaux navigant aux Galapagos, chaque cabine est équipée de deux lits non superposés et d’amples hublots. Naviguant essentiellement de nuit, le yacht se trouve chaque matin à proximité d’une nouvelle île, dont les paysages variés, la flore et la faune peuvent être découverts lors de balades pédestres ou du pont même du bateau. Au programme, les îles de San Cristobal, Santa Fe, Santa Cruz, Genovesa et Bartolomé où otaries, manchots des Galapagos, iguanes terrestres et marines, flamants roses, tortues centenaires et une grande quantité de variété d’oiseaux vous attendent. Le bateau permet en outre d’accéder à des endroits idoines pour plonger avec un masque, des palmes et un tuba et s’émerveiller des fonds sous-marins de l’archipel.

Laissez-vous tenter par le viConfort Equateur Galapagos Croisière !

Pour voir des photos du Galaxy, cliquez ici !

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Recette d’Equateur : Le “bolón de verde”

Vendredi, 2 janvier 2009 par Emmanuelle

Dans le monde entier, les voyageurs arrivent presque toujours à trouver des petits déjeuners dits “occidentaux” à base de pain, de beurre, de confiture et de café ou de thé. Mais cela ne correspond souvent pas aux petits déjeuners typiquement pris par les habitants. Lors de mon dernier séjour sur la côte pacifique de l’Equateur, j’ai voulu goûter au petit déjeuner traditionnel des gens de cette région. Ainsi j’ai pu déguster, accompagné d’une grande tasse de café noir et d’un jus de fruits très frais, une sorte de grosse balle de tennis de couleur jaune, un “bolón de verde”.

En fait, cette boule se compose principalement de banane. Mais pas n’importe quelle banane. Rappelons-nous que la banane est le deuxième produit d’exportation de l’Equateur et aussi l’une des principales denrées alimentaires de la côte. L’appellation banane désigne de nombreuses variétés de ce fruit. Pour le “bolón”, le type de banane utilisé est le “verde”, c’est-à-dire la banane plantain verte à la peau épaisse, de taille beaucoup plus grande que la banane que nous connaissons en Europe. Cette variété doit être cuite pour être comestible. Les “bolones” sont fourrés avec du fromage frais, de la viande ou encore des “chicharrones”, c’est-à-dire des morceaux choisis de viande de porc frite.

Recette pour 4 personnes :
3 bananes plantain vertes (en Europe, on en trouve en provenance d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique du Sud)
du fromage frais type Mozarella en petits morceaux ou râpé
1 cuillérée de beurre doux
de l’huile pour friture
Sel

Préparation :
Enlever tout d’abord la peau des bananes plantains. Cuire deux d’entre elles dans de l’eau salée en ébullition jusqu’à ce qu’elles deviennent tendres (à la cocotte minute, cela durera environ 10 à 15 minutes). Les sortir de l’eau et les égoutter. Les écraser ensuite (en Equateur, on utilise un grand galet rond, on peut aussi utiliser par exemple un pilon à pomme de terre…) jusqu’à ce qu’une pâte homogène soit obtenue. Râper finement la 3ème banane plantain crue et la mélanger à cette pâte de banane avec le sel et le beurre doux. Pétrir la pâte obtenue. Si elle est trop sèche, on peut éventuellement la ramollir avec un peu de lait.

Former ensuite avec les mains des boules de la taille d’une grosse balle de tennis, faire un petit trou dans la boule et y insérer quelques morceaux de Mozarella. Refermer soigneusement la boule avec la Mozarella au milieu.

Il existe maintenant deux variantes à la recette :
1. Poser les “bolones” sur une tôle de cuisson enduite avec de la matière grasse et cuire au four à basse température.
2. frire les “bolones” sur tous les côtés dans une poêle jusqu’à ce qu’ils deviennent dorés.

En Equateur le “bolón de verde” se déguste avec une tasse de café. Avec ce plat, qui est en outre très savoureux, on commence vraiment bien la journée, parés pour réaliser toutes sortes d’activités intenses, comme celles proposées dans nos circuits Equateur Galapagos ;) !

Bon appétit !

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Equateur : Le concours des “vieilles années” à Quito

Jeudi, 1 janvier 2009 par Emmanuelle

Hier 31 décembre 2008, a eu lieu le traditionnel concours de “vieilles années” sur une bonne partie de la belle avenue Rio Amazonas de Quito. Les vieilles années sont des personnages fabriquées artisanalement, qui symbolisent l’année écoulée. Dans le cadre de ce concours, les personnages, souvent des personnalités de la vie politique, mesuraient 2,50m de hauteur et s’exprimaient au moyen de bulles ou de messages sonores. Un évènement très populaire puisqu’on estime à 800 000, le nombre d’équatoriens, incluant de nombreuses familles, venu découvrir les 16 scénettes tout au long de l’après midi et de la soirée. En dehors de ces “vieilles années” géantes, les familles et groupes d’amis ont brûlé hier et à travers tout le pays leur propre personnage, symbole de l’année terminée et de ses maux, de façon à pouvoir partir sur de nouvelles bases !

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Future entrée de LAN sur le marché équatorien

Mardi, 30 décembre 2008 par Emmanuelle

La compagnie aérienne LAN devrait entrer sur le marché national de l’Equateur à partir de mars 2009. Cette demande a été accordée dans un contexte de préoccupation face à l’accroissement de la concurrence pour les compagnies aériennes nationales.

Actuellement, la compagnie d’origine chilienne dessert 7 fréquences hebdomadaires entre Guayaquil ou Quito et New York, Miami, Madrid, Santiago de Chile et Buenos Aires. Sur le marché national, la compagnie desservira en plus de Quito et Guayaquil, la ville de Cuenca et les îles Galapagos. Cependant, pour cette dernière destination, elle devra travailler en collaboration avec les compagnies aériennes locales TAME ou AEROGAL, actuellement les seules qui desservent les Galapagos.

Avec cette décision, on s’attend à une augmentation du nombre de passagers, à une amélioration du service et à une baisse des tarifs. Une commission vérifiera tous les six mois et pendant une durée de deux ans si l’augmentation du marché attendue est bien réelle.

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Equateur : Le père Noel à Quilotoa

Vendredi, 19 décembre 2008 par Emmanuelle 1 Commentaire »

La semaine dernière, nous nous sommes déconnectés pendant deux jours de nos ordinateurs pour aller fêter Noël avec les enfants du projet que soutient viventura près de la lagune de Quilotoa, à environ 4 heures de route au sud de Quito au milieu des Andes. Nous sommes partis chargés de paquets, petits cadeaux et vêtements de seconde main que nous recevons de nos touristes de passage pour les distribuer à environ 200 enfants de cette région particulièrement pauvre d’Equateur. Le père Noël a serré beaucoup de mains…. Les personnes âgées n’ont pas été oubliées non plus.

Plus tard, les musiciens du village ont fait danser tout le monde, aidés du traditionnel “canelazo”, la boisson typique des Andes à base de cannelle, de “naranjilla” et d’eau de vie de canne à sucre. Le lendemain a été plus caractéristique de la région : chansons de Noël en quetchua et en espagnol et danses accompagnées du mets de fête : le cochon d’inde grillé !

Un grand merci à tous les parrains et voyageurs qui nous ont fait parvenir de quoi réjouir les enfants et familles de la région de Quilotoa à l’occasion de ces fêtes de Noël !

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Equateur : Festival Quitu Raymi

Mercredi, 10 décembre 2008 par Emmanuelle

Le week end dernier se sont terminées les fameuses fêtes de Quito, une semaine pendant laquelle nous avons pu être imprégnés de la joie des habitants de la ville, au milieu des rythmes des chansons de Quito, dans un décor de “chivas”, de parures et de chapeaux de cow boy. Nous avons apprécié l’euphorie qui a régné dans la ville pendant toute cette semaine.

Cependant, c’était aussi la fin du festival “Quitu Raymi”, qui, parallèlement et en opposition aux fêtes de Quito, a célébré pour la 6ème année consécutive, le métissage et la résistance du peuple indien face à la colonisation espagnole.

Un des chevaux de bataille du Quitu Raymi est l’opposition aux traditionnelles et populaires corridas de la Plaza de Torros, un héritage direct d’Espagne. Ainsi, les organisateurs du Quitu Raymi ont entrepris une marche contre la brutalité et la souffrance infligée sans nécessité aux taureaux pendant les corridas de la ville. Par ailleurs, ils ont proposé pendant 23 jours une offre culturelle intéressante avec ateliers, conférences, expositions et concerts et comme objectif la célébration des droits de l’homme et de l’identité culturelle propre aux habitants de Quito, une identité présente bien avant l’arrivée des espagnols il y a 474 ans !

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Illégalité de la dette de l’Equateur

Samedi, 29 novembre 2008 par Emmanuelle

Le président d’Equateur Rafael Correa a récemment expliqué que son gouvernement ne rembourserait pas de dette publique qui soit d’origine illégale ou entachée de corruption. Selon le Ministère des Finances, cela pourrait concerner environ un tiers de la dette extérieure existante. Une commission d’enquête a examiné l’ensemble des emprunts de l’Equateur sur le plan de leur légitimité et a noté de “lourdes irrégularités” lors du processus d’émission des certificats de dette. Celles-ci seraient apparues en particulier lors de la conversion de valeurs immobilières nationales. Si on peut prouver juridiquement que ces dettes ont été contractées illégalement, alors les paiements seront reconsidérés.

Des 10,5 milliards de dollars de dettes existant auprès d’organismes internationaux, environ 3,8 milliards correspondraient à des obligations douteuses. Le président Correa a annoncé que d’anciens ministres et présidents ainsi que les banques d’investissement internationales devraient répondre des irrégularités découvertes. Le gouvernement prendra une nouvelle décision avant le 15 décembre 2008, date d’ici à laquelle l’Equateur devrait payer environ 30 millions de dollars d’intérêts pour des valeurs immobilières. Selon Correa, entre 1996 et 2006, le processus d’endettement de l’Equateur aurait bénéficié au secteur financier et aux multinationales et aurait visiblement affecté les intérêts de la nation.

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Enfin une descendance pour George le solitaire ?

Vendredi, 31 octobre 2008 par Emmanuelle 1 Commentaire »

Dans les années 70, l’espoir de retrouver une tortue des Galapagos de l’île de Pinta avait pratiquement disparu. Les chèvres et les cochons apportés par les hommes avaient terminé de dévorer tout ce qu’il y avait de comestible sur l’île, y compris les oeufs de tortues et il semblait impossible de retrouver en particulier un représentant vivant de la sous-espèce de tortues géantes Geochelone Nigra Abingdoni, endémique des Galapagos.

Cependant, en 1972, un groupe de chercheurs et de gardiens du parc découvrit par hasard un ultime survivant. Ils l’emportèrent avec soin et “George” vit depuis lors dans le centre d’incubation et d’élevage de tortues géantes Charles Darwin, sur l’île de Santa Cruz, ainsi que 900 autres tortues, dont 75 sont adultes. Et depuis près de 36 ans, “Lonesome George” est devenu un symbole de la conservation des espèces et l’une des vedettes du parc des Galapagos.

Durant toutes ces années, on attendait avec impatience qu’il transmette ses gènes uniques à une nouvelle génération, en s’unissant à l’une de ses compagnes d’enclos, de la sous-espèce voisine Geochelone Becki. Mais, contrairement à d’autres congénères (plus de 800 tortues sont déjà nées dans le centre), rien ne se passait ! Hélas, George ne se sentait nullement concerné par l’urgence des naturalistes pour qu’il devienne un heureux père de famille. Il se montrait impassible aux charmes de ses compagnes et ne s’approchait d’elles que dans l’objectif de s’approprier leur nourriture…

Voulez-vous connaître la suite des aventures de George le solitaire ?

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Equateur : La nouvelle constitution confirmée par référendum

Lundi, 29 septembre 2008 par Emmanuelle

Le projet de nouvelle constitution équatorienne proposé par le président Rafael Correa a remporté au référendum d’hier une importante approbation avec 64% des voix contre 28% de “non”. La nouvelle constitution renforce l’orientation socialiste du régime, consolide les principe de gratuité des services de santé et d’éducation et donne davantage de pouvoir à l’Etat dans l’économie, au détriment du Congrès et de l’armée, qui avaient participé au renversement de trois présidents équatoriens au cours des dix dernières années. L’avis des habitants ayant été très polarisé au cours des derniers mois par les médias, l’une des prochaines tâches du gouvernement sera probablement d’obtenir une sorte de réconciliation nationale.

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Une nouvelle Constitution pour l’Equateur?

Jeudi, 25 septembre 2008 par Emmanuelle

Ce prochain dimanche 28 septembre, toute la population en âge de voter est convoquée par référendum à répondre à une question simple : “êtes vous  pour ou contre la nouvelle Constitution ?”

En effet, après plusieurs mois de travail, la nouvelle Constitution, élaborée dans la ville de Montecristi, berceau d’Eloy Alfaro, un réformateur libéral important dans l’histoire de l’Equateur, est prête à être votée. L’une des promesses de campagne du président Correa devient ainsi réalité.

Le nouveau document, qui a ses partisans et ses détracteurs, comporte en tout cas des éléments encore absents dans les constitutions d’autres pays, comme le vote à 16 ans, le droit vote pour les étrangers résidents, un passage novateur sur les droits de la nature et une définition  inusuelle du bien être: le Sumak Kawsay (ou Belle Vie).

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Le fameux petit train des Andes d’Equateur

Mardi, 2 septembre 2008 par Emmanuelle 1 Commentaire »

Comme vous l’avez peut être appris en parcourant nos actus ou d’autres nouvelles d’Amérique du Sud, à l’occasion du 100ème anniversaire du “petit train des Andes”, l’Equateur est en train de remettre en service l’intégralité de la ligne de chemin de fer reliant Quito, située à 2850 mètres au milieu de la cordillère des Andes au nord du pays, à Guayaquil, première ville du pays, tout au sud, sur la côte Pacifique.

Aujourd’hui, le “petit train” est surtout connu auprès des touristes de tous les horizons, qui viennent faire le trajet, si possible sur le toit, afin de se délecter de la succession de paysages : forêts montagneuses, villages, volcans, plateaux, parcelles cultivées aux multiples couleurs, falaises abruptes comme la fameuse “Nariz del Diablo”, dont le train ne vient à bout qu’au prix de plusieurs changements d’aiguillages et de zigzags en marche avant et arrière. Ce voyage est aussi une occasion de découvrir les habitants dans leur vie quotidienne…

Le chemin de fer représente avant tout un symbole en Equateur. Sa construction, qui a débuté en 1861, a permis le désenclavement de plusieurs régions et leur mise en relation, ce qui a constitué une étape majeure dans l’histoire et le développement économique du pays. Initiée par le président Gabriel Garcia Moreno et poursuivie par le général Eloy Alfaro, elle constituait une entreprise majeure, marquée par des conditions difficiles en raison du relief, du climat, de la grande diversité géographique, de l’existence d’un bloc rocheux de 800 mètres à traverser, la “Nariz del Diablo”… Cette réalisation technique était considérée comme l’une des plus difficiles au monde. C’est la compagnie “Guayaquil and Quito Railway Company”, fondée dans le New Jersey qui fut chargée de sa construction. Elle fut confrontée, en plus, à des glissements de terrain, éruptions de volcans, inondations, épidémies, attaques d’animaux, autant d’imprévus qui auraient pu sérieusement compromettre le projet.

En 1899, l’entreprise se retrouva pratiquement sans ouvriers. La fièvre jaune, la fièvre bubonique, les morsures de serpents et les attaques de jaguars, dans des régions peu explorées, vinrent à bout des indiens des Andes réquisitionnés pour cette tâche. Et ceux qui survécurent s’enfuirent ! La compagnie dû engager des noirs de Jamaïque et de Haïti. De nombreux chinois furent aussi mobilisés. Bref, au bout de quarante ans de travaux, une locomotive flambante neuve réalisa le premier voyage entre Guayaquil et Quito.

Le principal objectif d’origine était de parvenir à transporter les produits alimentaires issus des récoltes des montagnes vers la côte et inversement, étant donné la variété de productions permise par les différences d’altitudes en Equateur. Jusqu’alors, les produits des montagnes, typiquement pommes de terre, quinoa, blé ou orge n’accédaient que très difficilement aux régions côtières et vice versa (la côte produit de son coté bananes, manioc, agrumes, fruits tropicaux et poisson).

Avec le train, les échanges entre différentes régions d´Equateur vont se trouver propulsés ; de nouvelles marchandises, jusqu’alors méconnues de part et d’autre, vont être introduites, les habitudes culinaires vont changer. Le développement de la capitale, ainsi que des principales villes du trajet, soumises à des influences très diverses, va s’accélérer. La station Alfaro, située dans le quartier de Chimbacalle, terminal du train dans le Sud de Quito, devient un nouveau centre urbain à l’activité toujours plus florissante. Tout autour, le secteur se dynamise, de nouvelles communautés de travail se développent.

Le train constituera un facteur de développement du commerce et de l’industrie incroyable et la nouvelle possibilité d’une ouverture au monde, via le port de Guayaquil. Certains parlent d’une révolution sociale mais aussi d’une révolution culturelle, en raison du développement des échanges culturels entre les différentes régions d’Equateur.

Ces dernières décennies toutefois, avec l’essor des infrastructures routières, l’entretien déficient du système ferroviaire, des phénomènes climatiques comme le “Niño”, et leur succession d’inondations et éboulements, l’activité du train s’est amoindrie peu à peu. Celui-ci ne parvient plus qu’à représenter une attraction touristique, même si il reste toujours un symbole national fort.

Aujourd’hui, les travaux de rénovation et de remise en service de la ligne, des gares et des wagons, impulsés par le gouvernement, sont accueillis avec enthousiasme par la population. Déjà, plusieurs tronçons sont opérationnels et une locomotive à vapeur d’époque a été réhabilitée. L’objectif est, non seulement, de contribuer au développement du tourisme dans différentes régions d’Equateur et de redonner vie à des villages pratiquement abandonnés mais aussi de remettre en service le transport de marchandises pour des zones restées difficiles d’accès dans un pays où par exemple, les petits et moyens agriculteurs n’ont pas toujours de moyens de transport à leur disposition.

En participant aux circuits viActif et viConfort Equateur Galapagos de viventura, vous aurez l’occasion de réaliser un voyage dans le petit train des Andes au départ de Riobamba ou d’Alausi, peut-être même sur le toit. Vous pourrez alors vous rendre compte par vous-même de l’avancée des travaux et de la beauté des paysages traversés !

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Anthropologie des files d’attente dans un pays “latino”

Lundi, 7 juillet 2008 par Emmanuelle

Le fait que les horloges en Amérique latine fassent tic tac un peu différemment et que les gens ne tiennent pas compte aussi précisément de la ponctualité, ne tient pas seulement au flegme des pays du sud. Non ! Pour leur défense, on peut dire que certaines activités quotidiennes, comme par exemple aller à la banque, durent simplement un peu plus longtemps ici.

Que ce soit dans les supermarchés, les banques, les centres commerciaux ou les administrations, on les trouve partout : rampantes, longues, lentes et consommatrices d’énergie : les files d’attente !

Ainsi, si quelqu’un vous dit ici : “Voy al banco, ahorita regreso!” (Je pars à la banque, je reviens tout de suite !), n’attendez surtout pas, car cela peut durer des heures ! Nous avons déniché pour vous plusieurs types de files d’attente caractéristiques de l’Amérique du Sud et particulièrement de l’Equateur où nous vivons, chacune plus épuisante pour les nerfs et cruellement serpentante. Mesdames et Messieurs, vous avez ici les plus belles files d’attente d’Equateur :

La file d’attente de supermarché

La soirée ou le week-end dans le supermarché est souvent une difficile épreuve de patience ! En effet, vous ne trouvez pas seulement des files d’attente à la caisse. Le supermarché convient aussi très bien pour d’autres sortes de petites queues ! Ça commence par le rayon des fruits et légumes où l’on doit s’aligner pour peser ses marchandises. Et ce n’est pas tout, viennent ensuite la queue devant le stand de viande, celle devant celui de la charcuterie et du poisson, puis enfin celle de la caisse… et bien sûr, il est bien rare qu’on choisisse la file la plus rapide !

La file d’attente à la banque

Celui qui veut changer, déposer de l’argent ou réaliser un transfert, devrait posséder un tempérament calme. Après être entré dans la banque, on tire un “numerito” (petit numéro) comme dans tant d’autres endroits. Alors, il ne reste plus rien d’autre à prouver, en terme de ténacité et surtout de patience. Les files d’attente à la banque font partie des plus lentes dans leur genre et chaque mètre parcouru déclenche un véritable sentiment de bonheur ! Cependant, il peut s’avérer sympathique et divertissant de faire alors la connaissance d’autres personnes se trouvant comme vous dans la file d’attente !

La file d’attente de boulangerie

On trouve encore en Equateur quelques boulangeries dont le système de vente est assez compliqué. Pour pouvoir acquérir un”pancito”(petit pain), on doit en effet tout d’abord faire la queue au comptoir principal pour laisser sa commande. Là, la señorita derrière le comptoir vous tend une petite note dans la main. Avec cette note, vous allez faire la queue à la caisse pour régler votre achat. De là, on obtient la note estampillée, avec laquelle on retourne au comptoir principal, à nouveau dans la file d’attente et enfin, le grand moment est venu : après trois files d’attente différentes, on peut enfin tenir son pancito dans la main et mordre dedans à moitié affamé ! Heureusement, l’Equateur change et les boulangeries organisées de la sorte se font de plus en plus rares!

La file d’attente dans les administrations

C’est la dernière de la liste mais non la moins exaspérante ! Que ce soit à la mairie, au bureau de poste, au service de l’immigration ou à la police, les administrations sont le royaume des files d’attente ! Elles comptent en effet, avec la queue à la banque, parmi les files d’attente les plus lentes. Parfois, elles commencent devant les bureaux de l’administration en question jusqu’aux escaliers, puis vers l’extérieur où elles peuvent même faire le tour du bâtiment. Le point positif dans ces files d’attente, c’est qu’on a le temps, après avoir tiré son numéro (souvent bien loin du numéro indiqué sur le tableau lumineux), de régler d’autres choses : on peut entre-temps par exemple effectuer ses achats (ce qui peut impliquer d’autres files d’attente ;-) , faire un tour, aller se restaurer ou boire un café. Enfin…, je peux vous dire qu’on saute de joie lorsqu’on arrive en retard et que le numéro tiré est déjà passé… ou presque !

Quelle est la plus chouette file d’attente, cela, vous pourrez le juger vous-même quand vous viendrez découvrir l’Equateur ; -) !

Emmanuelle Laforge, Quito, Equateur

Photo Flickr de Gadl

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L’éruption du volcan Cerro Azul menace les tortues Galapagos

Lundi, 16 juin 2008 par Emmanuelle

L’éruption initiée le 30 mai dernier sur l’île d’Isabela ne menace pas le village de Puerto Villamil, situé à 50 kilomètres de là, en revanche, les scientifiques sont inquiets car la lave est en en train d’atteindre des zones où vivent une des espèces de tortues des Galapagos, les tortues “aplaties”.

Le volcan émet des flux de lave sans explosion forte, ce qui est habituel aux Galapagos, en raison de l’origine volcanique de l’archipel et qui est différent de ce qui s’observe généralement sur le continent. Sur le volcan Cerro Azul, les coulées de lave de plusieurs mètres d’épaisseur ont recouvert un endroit où les tortues venaient boire.

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